Acide Tranaxémique

Classe :

Anti-hémorragiques-antifibrinolytiques

Actions :

L’acide tranexamique développe une action antihémorragique par inhibition des activités fibrinolytiques et de la plasmine.

Indications :

  • Prévention et traitement des hémorragies due à une fibrinolyse générale ou locale chez l’adulte ou l’enfant à partir de un an.
  • Intervention chirurgicale thoracique, abdominale, ORL, gynécologique, obstétricales, et autres interventions chirurgicales majeures telles qu’une chirurgie cardiovasculaire
  • Prise en charge d’hémorragies dues à l’administration d’un agent fibrinolytique
  • Contre-indications :
  • Hypersensibilité aux composants
  • Thrombose veineuse ou artérielle aigue
  • Etats fibrinolytiques consécutifs à une coagulopathie de consommation, à l’exception d’états associés à une activation prédominante du système fibrinolytique avec une hémorragie grave aiguë
  • Insuffisance rénale grave
  • Antécédents de convulsions
  • Injections intrathécales et intraventriculaires, applications intracérébrales (risque d’œdème cérébrale et de convulsion)

Précautions :

  • Injections intraveineuse toujours très lentes ! Pas d’injection intramusculaire.
  • Dans la majorité des cas, les patients souffrant de coagulation intravasculaire disséminée ne doivent pas être traités par l’acide tranexamique. L’administration d’acide tranexamique doit être restreinte aux personnes présentant une activation prédominante du système fibrinolytique avec hémorragie grave aiguë.

Effets indésirables :

  • Diarrhée, vomissements, nausées.
  • Thrombose artérielle ou veineuse.
  • Troubles visuels, troubles de la perception des couleurs (demander un avis en ophtalmologie !)

Dose :

  • Pédiatrie : 20mg/kg/j

(Source : hôpitaux universitaire de Genève)

Les études suggèrent que l’acide tranexamique réduit les saignements et les besoins transfusionnels en chirurgie cardiaque pédiatrique sous circulation extracorporelle, et à haut risque d’hémorragie, en particulier chez les patients cyanosés ou réopérés.

Le schéma posologique le plus adapté semble être le suivant :

Un premier bolus de 10mg/kg après induction de l’anesthésie et avant l’incision cutanée

Une perfusion continue de 10mg/kg/h ou une injection dans le liquide de remplissage de la pompe de la CEC, à une dose adaptée à la procédure CEC, soit en fonction du poids du patient à une dose de 10mg/kg, soit en fonction du volume du liquide de remplissage de la pompe de la CEC

Une dernière injection de 10mg/kg à la fin de la CEC

Bien qu’ayant été étudié sur un très petit nombre de patients, les données limitées suggèrent que la perfusion continue est préférable étant donnée qu’elle permettrait de maintenir une concentration plasmatique thérapeutique tout au long de l’intervention.

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