Bradyarythmies

La bradycardie :

La bradycardie est un ralentissement de la fréquence cardiaque. Son seuil dépend de l’âge de l’enfant.

La bradycardie peut avoir plusieurs origines :

  • Elle peut être sinusale : l’impulsion provient toujours du nœud sinusal, mais elle est ralentie
    • D’origine physiologique (sommeil, vagale)
    • Secondaire
  • Elle peut être jonctionelle
  • Elle peut être provoquée par un bloc auriculo ventriculaire

Bradycardie sinusale :

Caractéristiques :

  • Les ondes P sont normales et morphologiquement semblables
  • La conduction auriculo ventriculaire est normale : l’espace PR est normal
  • Les QRS sont équidistant
  • Elle est physiologique : la fréquence cardiaque augmente sous l’effet de l’effort, ou de l’atropine
  • Si la fréquence cardiaque n’augmente pas sous l’effet de l’effort ou de l’atropine, la bradycardie est pathologique !

La bradycardie sinusale physiologique est provoquée par :

  • Le sommeil
  • Une stimulation vagale…

Bradycardie pathologique :

Une bradycardie qui ne répond pas à l’effort ou à l’atropine, est dite secondaire. Elle peut être provoquée par :

  • L’hypoxie
  • Trouble acido-basique
  • Troubles électrolytiques (Ca2+, K+, Mg+, …)
  • Hypertension intracrânienne
  • Hypothyroïdie
  • Hypothermie
  • Antiarythmiques
  • Maladie du nœud sinusal (sick sinus syndrome[1])

La pause sinusale :

On a un rythme régulier, et tout d’un coup, le cœur saute un/des battements. Puis le nœud sinusal reprend le rythme normal.

La pause sinusale est provoquée par une hyperréactivité vagale, ou une maladie sinusale (sick sinus syndrom).

La pause est bien tolérée si elle est inférieure à 3 secondes. Au-delà de 3s, la pause est pathologique.

La bradycardie jonctionelle :

Physiopathologie :

Dans la bradycardie jonctionelle, le nœud sinusal ne fait pas son travail. Le stimulus part donc du nœud auriculo-ventriculaire. Ceci induit une fréquence cardiaque plus basse.

Caractéristiques :

  • Fréquence cardiaque basse
  • QRS fins, lents, réguliers (35-50/min), et légèrement différents des QRS sinusaux
  • On peut avoir des ondes P antérogrades (positives) de fréquence plus lente que celle des QRS (en cas de dysfonction sinusale ou bradycardie sinusale ou hypertonie vagale). Ces ondes P sont alors dissociées des QRS mais peuvent parfois capturer le rythme.
  • On peut avoir des ondes P rétrogrades (négatives), et on peut ainsi situer le lieu de l’activation :
    • Jonctionnel haut : P-R très court
    • Jonctionnel moyen : P superposé au complexe QRS
    • Jonctionnel bas : P après le complexe QRS

Bradycardie :

Il faut individualiser le traitement des bradycardies. On doit se poser la question : est-elle sinusale ou jonctionelle ?

On ne traie les bradycardies que si elles sont symptomatiques.

Les bradycardies en post opératoire sont en rapport avec une hypoxie ou une inflammation. Les bradycardies répondent alors très bien à :

  • L’isoprénaline
  • L’atropine (si origine vagale)
  • Pace maker auriculaire
  1. Sick sinus syndrom : maladie dégénérative du tissu de conduction et des cellules automatiques à l’étage auriculaire, responsable de trouble du rythme à fréquence lente et/ou rapide et des symptômes fonctionnels qui s’y rattachent (fatigue, palpitation, dyspnée transitoire, lipothymie ou syncope, embolie cérébrale…). Il s’agit d’avantage d’un syndrome que d’une maladie car les mécanismes en sont nombreux. Cette affection touche les sujets de plus de 65ans et représente la première cause de pose de pace maker.

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