Précisions en ventilation mécanique chez le nouveau-né

Interaction thorax-poumon :

En ventilation mécanique, il faut réfléchir ou notre pression et notre volume vont. Il faut imaginer que les poumons sont un ballon, et le thorax, une bouteille en verre :

  • Si le ballon est en dehors de la bouteille, il est très souple, mais aussi fragile.
  • Si le ballon est dans la bouteille, la bouteille fait une contre pression sur le ballon. On peut donc mettre plus de pression, mais on aura moins de volume

La rigidité thoracique va donc jouer sur le volume inspiré.

Or, le thorax du petit entant est plus souple. On peut donc rentrer plus de volume pour moins de pression. Ceci n’a rien a voir avec le poids de l’enfant, c’est vraiment une caractéristique du thorax qui influe.

Un thorax au repos, exerce une forte contre pression sur le poumon. Mais si ce même thorax participe à la respiration, la pression appliquée par le thorax va être amoindrie, puisqu’elle va dans le sens du poumon ! Du coup, on aura plus de volume. Ceci peut s’observer lorsqu’on ventile un patient en pression contrôlé avec automode activé, en réglant le niveau d’aide sur PEEP et le niveau de pression sur PEEP à égalité. Le patient prendra plus de volume lorsqu’il triggue, parce qu’il y participe ! On devrait donc mettre moins de pression d’aide et plus de pression sur PEEP en contrôlé.

L’abdomen joue aussi un rôle : si les pressions abdominales augmentent également, on a aussi une contre pression qui s’applique au système respiratoire. On peut l’observer lors de distensions majeures lors de NEC.

Pathologies restrictives :

La maladie de membranes hyalines, la pneumonie congénitale, la hernie diaphragmatique, l’aspiration méconiale, sont toutes des pathologies à type restrictives. Mais leur mécanisme est différent :

  • MMH : les alvéoles sont atélectasiées
  • Pneumonie : un œdème est dans le poumon
  • Wet lung : le liquide obstrue
  • Aspiration méconiale : il y a des endroits restrictifs et des endroits resistifs. Cette pathologie est potentiellement recrutable, mais il faut faire attention à ne pas trop ouvrir les endroits déjà distendus !
  • Hernie diaphragmatique : pathologie restrictive par collapse. Cette pathologie n’est à priori par recrutable. Mais la HFO s’applique bien puisqu’on peut éliminer le CO2. Si le CO2 monte lors de l’hernie diaphragmatique, on provoque une acidose, et donc une vasoconstriction pulmonaire. Or, le débit cardiaque doit déjà passer dans un poumon ! On ne peut pas se permettre de compliquer ça avec une augmentation des résistances des artères pulmonaires.

Effet sur surfactant sur la MMH :

Administration de surfactant : pourquoi les 3 insufflations :

Physiopathologie de l’inhalation méconiale :

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