Tachycardies ventriculaires

Type de trouble :

Il s’agit d’un trouble de l’excitabilité.

Incidence :

La tachycardie ventriculaire représente 5% des arythmies en post-opératoire cardiaque.

Facteurs favorisants :

  • Ischémie myocardique :
    • Intervention avec repositionnement des coronaires, comme le switch artériel ou Ross[1]
    • Œdème en post opératoire, même si les coronaires n’ont pas été touchées
  • Plus fréquent chez l’adolescent et le jeune adulte (atteint d’une tétralogie de Fallot, une cardiomyopathie, rétrécissement aortique[2]

Types de tachycardie ventriculaire :

Il existe deux types de tachycardie ventriculaire :

  • La tachycardie ventriculaire monomorphe
  • La tachycardie ventriculaire polymorphes : torsade de pointe

Caractéristiques :

  • Tachycardie ventriculaire monomorphe :
    • Tachycardie à QRS large
    • Morphologie et fréquence régulière des QRS
    • Dissociation auriculo ventriculaire en rapport avec une activation auriculaire antérograde
    • Ne dois pas être confondu avec :
      • Une TSV à conduction aberrante
      • Une TSV à conduction antidromique

  • La tachycardie ventriculaire polymorphe :
    • Tachycardie à QRS large
    • La morphologie des QRS est variable
    • Les troubles électrolytiques précipitent le problème
    • Causes :
      • QT long
      • Ischémie myocardique
      • Anti arythmique
      • TV catécholergique : arythmie grave à déclenchement adrénergique (effort violent, sport, émotion), souvent ayant une origine génétique dans la famille. D’abord, on a des ESV monomorphes, puis polymorphes, puis une tachycardie bidirectionnelle, puis une TV polymorphe

Traitement :

  • Tachycardie ventriculaire monomorphe :
    • Si le patient est hémodynamiquement instable :
      • Cardioversion électrique 1-2 jusqu’à 4J/kg
      • Amiodarone IV
      • Médicaments de 2ème intension si la tachycardie résiste à l’amiodarone :
        • Lidocaïne
        • Bétabloquant
        • Procainamide
      • Corriger les troubles électrolytiques et acido-basiques
    • Si le patient est hémodynamiquement stable :
      • Overdrive pacing[3] possible
      • Amiodarone IV (5mg/kg IV lent en 1h, puis 5 à 15mcg/kg/min
      • Lidocaïne IV (1mg/kg puis 20-50mcg/kg/min)
  • Tachycardie ventriculaire polymorphe :
    • Patient hémodynamiquement stable :
      • MgSO4 : 25 à 50mg/kg/dose (soit 0.2 à 0.4ml/kg de MgCl2)
      • Amiodarone IV (5mg/kg IV lent en 1h, puis 5 à 15mcg/kg/min)
      • Lidocaïne (1mg/kg puis 20-50mcg/kg/min)
    • Patient hémodynamiquement instable :
      • Cardioversion électrique
  1. Intervention de Ross : développée par Donald ROSS en 1962, l’intervention consiste à remplacer la valve aortique défaillante par la valve pulmonaire. Puis la valve pulmonaire est remplacée par une homogreffe. Elle est avantageuse chez les enfants, car la nouvelle valve aortique suivra la croissance de l’enfant, et ne nécessite pas d’anticoagulation.
  2. Rétrécissement aortique = réduction de la surface de la valve aortique.
  3. Overdrive pacing : on pratique une fréquence cardiaque supérieure à celle du patient (environ 10 battements de plus). Une fois au-dessus, on essaie de diminuer gentiment le rythme. Si on n’a pas de fils de pace maker interne, on peut utiliser une sonde œsophagienne.

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