Thermorégulation néonatale

Les pertes de chaleur en néonatologie, on en retient 4 principales :

  • Convection :

Elle concerne les courants d’airs qui vont refroidir la peau du nouveau-né. Un échange de chaleur par convection s’effectue aussi par l’arbre bronchique avec la respiration.

Les barrières levées, l’enveloppement, limitent la convection chez le nouveau-né.

Lors d’un transport d’un patient intubé en isolette, on garde un hublot ouvert pour tenir le tube à la main. Pour éviter une perte de chaleur par convection, on le recouvre d’une couverture de survie.

  • Radiation :

Il y a transmission de chaleur entre l’enfant et les surfaces environnantes entourant l’enfant.

  • Evaporation :

Un enfant mouillé (ce qui est notamment le cas à la naissance), la perspiration (perte de vapeur d’eau par la respiration), la sudation, les muqueuses respiratoires perdent de l’eau, qui transporte de l’énergie calorifique.

  • Conduction :

Par contact direct, la chaleur du nouveau-né, est transmis aux objets le touchant.

On limite cette perte de chaleur, en plaçant l’enfant sur une surface réchauffée (allumée la lampe chauffante des lieux de change, 15min avant), ou en le plaçant sur un matelas réchauffant. Pour que le matelas chauffant soit efficace, l’enfant doit être vraiment placé en contact du matelas gel, et non être en lévitation sur les coussins de positionnement.

L’hypothermie :

L’hypothermie (<36°) a des répercutions chez l’enfant prématuré :

Elle entraine :

  • Une hausse de consommation du glucose = risque d’hypoglycémie
  • Une hausse de consommation de l’oxygène = risque d’hypoxémie
  • Une vasoconstriction artérielle = hypoperfusion des organes
  • Une acidose métabolique en libérant des lactates et acides gras
  • Une lipolyse du tissus adipeux = perte de poids
  • Une inactivation du surfactant
  • Des lésions cérébrales (par vasoconstriction ?)
  • Globalement, une hausse de la mortalité

L’hyperthermie :

L’hyperthermie (>37.5°) est dangereuse également chez l’enfant prématuré :

  • Une hausse de consommation de l’oxygène et métabolisme cellulaire
  • Une hausse des pertes liquidiennes = perte de poids par déshydratation donc :
  • Hypernatrémie
  • Une vasodilatation
  • Aggravation des lésions cérébrales sur un enfant ayant des agressions neuronale (asphyxie néonatale, enfant prématuré, mauvaise perfusion, sepsis inflammatoire…)
  • Inconfort
  • Augmentation des épisodes d’apnées.

Conclusion :

Les enfants ont une labilité thermique. Elle peut s’expliquer par :

  • Une inadéquation machine/enfant (problème technique)
  • Ou un début de sepsis (moins visible, car la machine va pallier l’augmentation de la température de l’enfant, et les prémats ne frissonnent pas !)

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